A la Noble Bouffarde
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Message  william1941 le Dim 1 Nov 2020 - 1:13

Fin de l'histoire
Vous n'êtes pas obligé de la croire.
Et pourtant....


Mardi
Mon cellulaire avait sonné à quinze heures trente, alors que je  m’éloignais du distributeur automatique où je venais de retirer cinq billets de vingt euros pour mon tabac, mon journal, etc...  « Oui j’écoute.
 – J’ai besoin de vous parler
–  Qui êtes vous ? 
 -  Je vous rejoindrai demain à dix heures au Sporting avenue Jean Jaurès. Vous connaissez ?
 – Oui. Mais… ».
Mon interlocuteur avait raccroché. N° masqué. Bien entendu !
Passé le moment d’étonnement j’ai décidé qu’il s’agissait d’une plaisanterie. Je n’allais pas marcher si facilement.
 
Dix neuf heures.  Je prends l’apéritif avec Pierrot à la brasserie du MK2 ,quai de Seine.
Pierrot, c'est un cas. Il faudra que je vous raconte un peu le personnage. Mais pas maintenant. Mon téléphone sonne. :
« Oui j’écoute. 
-N’oubliez pas notre rendez-vous. C’est important… pour vous. ».
La communication est à nouveau interrompue.
Pierrot arrête de commenter le dernier match du PSG et me dit : 
« Tu en fais une tête !  Mauvaise nouvelle?
-  Non, non, un faux numéro.
-  Un faux numéro? Comment il a su? T'as pas ouvert le bec?
-  Je ne sais pas. Je suppose. Elle a raccroché tout de suite
-   Une nana?
-   Je ne sais pas qui c'était. Je n'ai pas reconnu la voix.
-   En tout cas ça t'a fait de l'effet. Tu ressembles à  un petit vieux qui a marché dans une merde de chien. ».
Pourquoi avais-je fait croire à Pierrot que mon interlocuteur était une femme? Mystère.
Et maintenant je suis là, comme un gentil toutou, à attendre.
Attendre qui ? Attendre quoi? Attendre.
La nuit n'a pas été bonne. Après un tour rapide dans le frigo, je me suis servi un armagnac et j'ai bourré une pipe. Installé dans mon fauteuil club, celui des gros efforts de cervelle, j'essayais de donner un sens à tout ça.
- a) Ce gars m’a rappelé en insistant pour que je sois bien au rendez-vous.
- b) il a prétendu que c'était mon intérêt d'y être.
- c) il a pris soin de ne pas être facilement identifiable.
J'ai failli prendre une feuille de papier pour tout noter. Et j'ai éclaté de rire; « Tu te prends pour Hercule ou pour Agatha? ». 
J'ai très mal dormi. Réveillé à tout bout de champ par une nouvelle idée. Toujours plus saugrenue que la précédente.
Total, j’ai plongé sur le coup de sept heures.
 
Mercredi
Réveillé en fanfare par l'aspirateur du service d'entretien  sur le palier.
Huit heures pétantes ! J'ai sauté sous la douche. Sans autre formalité j'ai filé au Sporting.
Il n’y a pas grand monde dans le bistro.
Deux livreurs, debout au comptoir, discutent en sourdine.
Deux Africains échangent avec force gestes leurs impressions sur le travail que l’un d’entrre-eux vient de décrocher  « C’est pas le Pérou mais… ». Le reste se perd dans le bruit de la circulation de l’avenue.
Je suis assis au fond de la salle sur la molesquine douteuse d’une banquette fatiguée.
Et j’attends.
Mon petit crème et mon croissant font parti du passé et je suis de plus en plus convaincu d’être victime d’une mauvaise plaisanterie.
J’ai bourré ma pipe pour passer le temps.
Je ne l’ai pas allumée.
Des clients entrent. D’autres sortent. Un troquet.
Ma vieille Tissot affiche dix heures vingt cinq. J'appelle le garçon pour payer. Je me lève pour partir.
Et c'est là que j'ai la surprise.
Un homme s’avance vers moi : Cheveux courts,  la petite quarantaine, l’allure énergique, un grand sourire aux lèvres.
Il s’asseoit face à moi.
« Asseyez-vous. Bonjour. Le général de Lavière m’envoie. »
J’ai la mâchoire qui tombe et les yeux qui s’écarquillent.
Dans ma tête le compte à rebours roule à toute vitesse.
1983-2003 ! Ça fait tantôt vingt ans.
Il va me courser jusqu’à quand celui-là ?
Je reprends mes esprit et dit :
« de Lavière ? Il n’est pas en retraite ?
- Bientôt.
- Et d’abord qui êtes-vous ?
- Aucune importance, je ne suis que le messager.
Je vous parle de la part du général. »
Je suppose que cela est censé m’impressionner.
« Et que me veut-il cette fois ? »
Il ne répond pas, dépose une grosse enveloppe sur la table, se penche vers moi et dit :
 « Ne partez pas avant dix minutes et n'ouvrez pas l'enveloppe avant d'être chez vous. »
Il se lève avant que j’ai dit ouf et disparaît sur l’avenue.
Pourquoi ai-je attendu dix heures quarante avant de sortir? J'aurais pu essayer de suivre mon bonhomme. Pourtant je n'ai pas bougé.
Pourquoi?
Aujourd'hui encore je n'ai pas la réponse à cette question.
Il s’est mis à pleuvoir.
Je marche vite au milieu des passants agressés par l’averse.
L’enveloppe, serrée sous  mon pull et ma veste pour la protéger, crisse à chacun de mes pas.
Je suis pressé d’arriver chez moi.
Pour échapper à la pluie. Découvrir le contenu de cette fichue enveloppe.
J’entre dans le hall de mon immeuble. Ascenseur. 4ème étage. Une petite flaque d’eau s’est formée sur le plancher de la cabine. Je n’avais pas fait attention : l’averse m’a imbibé totalement. Mes cheveux, le bas de ma veste et de mes jambes de pantalons gouttent à l’unisson.
Je frissonne. Fin Mars, c’est encore l’hiver à Paris. Avec du vent. Il fait froid.
Je prends ma clef et ouvre la porte de mon duplex.
Je pose l’enveloppe sur la console de l’entrée et je file dans la salle de bain.
Déshabillé, douche chaude pour me réchauffer, séché. Je ressors quelques minutes plus tard en peignoir de bain.
Je retourne dans l’entrée. Qui sait ? L’enveloppe a peut-être disparue.
Tout cela n’était qu’une illusion. Un rêve éveillé. Ou un cauchemar dont je vais sortir avec un bon mal de tête .

Mais non elle est toujours là. Elle semble me narguer. L’air de dire : « Eh oui ! je suis bien réelle. Il va falloir que tu te décides à faire quelque chose à mon sujet. Tout de suite ? Plus tard ? M’ouvrir ? Me jeter sans même y regarder de plus près ? Allons !décide-toi. J’attends ! ».
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Message  Arnaud57 le Mer 4 Nov 2020 - 12:51

Juste un mot : BRAVO

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