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Le cimetière d'Eylau

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araki
Ric le Gaumais
william1941
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Le cimetière d'Eylau Empty Le cimetière d'Eylau

Message  william1941 Dim 19 Juil 2020 - 3:07

Vous avez lu « le cimetière d’Eylau » V Hugo La Légende des Siècles ? Sinon, faites-le
Ils sont formidables ces soldats !
« Une bataille, bah ! savez-vous ce que c'est ? »
 
Manifestement, Hugo ne le savait pas non plus !
 
Franchement, dans ces moments, on ne fait pas des phrases. Et le vocabulaire est souvent…. fleuri !
Je vais essayer de vous raconter, non pas une bataille, il n’y en a plus de celles où des armées entières s’affrontaient pendant toute une journée avant de décider du vainqueur et de compter les morts parce qu’ « un royaume était mangé par un empire » ;
Non .
Je vais essayer de faire vivre un moment d’un ratissage où nous avons été pris en embuscade.
Vu par un simple soldat. .
 
Aurès été 1960.
Souvenir,
Nous avions à peine 20 ans pour la plupart, parfois même, comme moi, moins, et, pour l’immense majorité, nous n’avions pas demandé à être là.
Je ne sais pas ce qu’il en était des soldats du cimetière d’Eylau.
 
Vous marchez avec vos camarades 30, 40, 50, ,120…. Cela dépend de ce que l’Etat-Major a organisé. Et dont personne, bien sûr, ne vous a informé.
 
Ce jour-là, tout le régiment (régiment de chasseur à cheval ! (Ce n’est pas une blague !) participe à une opération de ratissage
Notre escadron : 100/140 hommes, variable selon les malades les permissionnaires, et le taux de remplacement des quillards. Il y a aussi, les vrais veinard, mais alors les vrais de vrais qui pour cette fois-là sont affectés à la protection du poste. En général des pelotons sont affectés, par rotation
Tout le régiment est levé, nourri, équipé et embarqué avant l’aube dans les GMC
Certains embarquent dans les blindés. Rares et disparates : half-track EBR,  DODGE 6X6. Sept ou huit en tout.
Il fait toujours nuit.
Tout le dispositifs se met en route.
On n’est pas totalement réveillés.
Les camions roulent, brinquebalent sur les mauvaises pistes et en tout terrain.
S’arrêtent.
On débarque.
Officiers et sous-officiers regroupent leurs hommes et on se met en route.
Le soleil se lève.
On sait qu’on fait parti d’un vaste dispositif, mais on n’en voit rien. On ne sait rien.
On marche, Chaque peloton à portée de voix de son officier et de son ou ses (s’il a de la chance) 2 sous-officiers.
On marche le soleil monte dans un ciel d’un bleu brutal.
On marche. Pause, on s’arrête. Cigarette (la pipe ? elle reste dans la poche de la veste de treillis.. Pas le temps. Et puis, fait trop chaud). Nature. Et on repart.
Le sol est parsemé de petits rochers, de broussailles, de palmistes et de chênes kermès.
On avance, en tirailleur. Enfin… genre…
Quelques jurons quand quelqu’un  glisse sur ce sol inégal et rocailleux.
Quand un oued vous barre le passage, avec sa frange de lauriers roses, il faut surveiller la rive d’en face et descendre le talweg, en évitant de glisser dans la pente abrupte et de se retrouver avec le cul qui rabote les cailloux pendant plusieurs mètres. Le pantalon de treillis est épais, c’est vrai. Mais les cailloux sont durs !
Il fait chaud et les pataugas serrent les pieds et transmettent sans pitié la chaleur de la terre.
Le fusil pèse sur les bras de ces 4 kilos, les cartouches, le bidon, les casques qui dansent sur la tête, le sac avec le minimum nécessaire, les rations dans les poches ad hoc du pantalon etc…
Ce sont 15 bons kilos que vous portez
Et toujours ce soleil qui monte s’élève et vous écrase. Cette sueur qui coule dans les yeux et ruisselle dans votre dos.
Parmi vos camarades certains sont encore plus à la peine.
Celui-ci porte le FM : 10 bons kilos plus 6 chargeurs de 25 cartouches ; encore 5 kilos
Cet autre est bardé de chargeurs
Cet autre porte sur son dos la sacro-sainte radio C9 pas loin de 20 kilos qui marche un coup sur deux
Et celui-ci les batteries de secours et le générateur.
L’infirmier se coltine sont matériel de premier secours. Il y en a bien 10 kilos.
Ces autres transportent dans leur sacoche, les trois morceaux du mortier de 60. Et, dans leurs étuis, les charges de lancement et les obus pour l’approvisionner.
Pour nombre d’entre-nous, ce n’est pas la première fois que nous subissons cette galère.
Les heures passent et on continue.
 Marche, pause, marche, pause. Marche...
 
Soudain, au moment où, bien empêtré dans votre barda, on est en train de descende vers le creux d’un talweg, des coups de feu et des rafales claquent .
Je n’ai pas entendu de phrases héroïques.
Juste des officiers et des sous-officiers qui hurlaient « A terre, couchez-vous putain»
Pour la plupart d’entre-nous, c’était déjà fait !
Mais il y a les quelques bleus, ceux sur qui on n’a jamais tiré.
Et dans ce moment-là, vous avez juste peur.
Et la surprise a tendance à vous paralyser
C’est surtout à eux que ces hurlements s’adressent
Alors oui, les ordres fusent.
On entend crier «  X, Mets-toi sur la gauche à 10 mètres En position »
Deux hommes courent se mettre en place : le mitrailleur et celui qui porte les chargeurs de réserve.
« Y, contactez sur…. (tel ou tel code) »
Et le radio et son assistant s’abritent, installent l’antenne fouet et allument le C9 pour le rendre opérationnel.
Un officier va avec eux.
Toute une série d’ordres et de consignes se croisent dans l’air, hurlés au-dessus de nos têtes ou à nos côtés.
Tout cela se passe, on le vit, on l’entend, on le voit,  mais on ne le réalise pas vraiment. Trop occupé par sa propre situation : essayer d’être le moins exposé possible. Pas héroïque ? Ben non, mais vrai.
Les balles sifflent sûrement. Qui les entend ?
Et brusquement le bruit des tirs ennemi est comme noyé, Car autour de vous tout le monde, et vous aussi, s’est mis à tirer. A l’aveugle. Le claquement sec des fusils, les premières rafales saccadées des FM déchirent l’air puis après quelques minutes, les obus du mortier (on l’avait oublié celui-là) commencent à monter en sifflant et s’écrasent avec un craquement qui parait dérisoire.
Panchoumchuuiiiiit ! Un silence Vrac !
Panchoumchuuiiiiit ! Un silence Vrac !
Panchoumchuuiiiiit ! Un silence Vrac !
 
Soudain les tirs cessent.
 
Pas les nôtres.
 
On entend crier« Halte au feu » ; « Cessez le feu » « Arrêtez putain »
Encore quelques claquements et un étrange silence s’installe , oppressant.
Et nous essayons, en levant la tête et un peu les épaules, de regarder autour de nous
Car pendant ces courts instants nous nous sommes complètement éparpillés. Tirant au hasard, Rac, Rac, pan ; Rac, Rac pan, 5 fois, à la 6ème fois Rac, la douille gicle mais impossible de refermer la culasse On n’a pas compté ; magasin vide, merde, à tâtons on prend un chargeur dans l’étui en toile, on enfonce les cartouches et on jette la lame. Rac, pan et on recommence ; Sans rien voir ni même chercher à regarder. Chacun accroupi ou en rampant a cherché un abri. Les FM, le mortier ont pris les positions indiquées par les officiers et les sous-officiers qui se tiennent auprès d’eux pour gérer leurs tirs.  Le radio s’évertue à faire fonctionner cette « putain de merde de saloperie! »
Nous ne savons pas trop quoi faire.
Certains commencent à se relever, vite rappelés à l’ordre « couchez-vous putain »
Nous ne savons pas si les autres sont partis ou s’ils attendent que nous nous exposions pour nous tirer comme des lapins
On se compte.  Pas de blessé ? personne n’est touché ?
Le capitaine qui commande l’escadron appelle 5 ou 6 camarades.
Mission d’éclaireur. Autrement dit : Mission risque ta peau.
Il n’a pas demandé des volontaires. Il a désigné des copains directement.
Autant pour l’héroïsme…
Nous savons qu’il n’a pas choisi des bleus.
S’il y en avait eu un de volontaire il aurait été obligé de lui dire non.
Et ça la fout toujours mal de refuser un héros;
Mais « Allons-y », (c’était son mot favori, devenu son sobriquet parmi nous), nous savons ce qu’il veut :
Des gars qui ont déjà eu chaud aux fesses.
Ça rend prudent !
Nous ne sentons plus ni la chaleur, ni la fatigue, ni le poids de nos équipements. Content d’être passé à travers.
Les éclaireurs avancent, surveillés par les FM.
Ils avancent, courbés, en zig,-zag, essayant d’aller de rocher en rocher pour s’abriter
 
Rien.
 
Nous commençons à nous relever .
Soudain deux rafales, courtes, crépitent. Raaaaaa.  Raaaaaa Tout le monde se jette à nouveau au sol.
Ceux qui l’on déjà entendu ont reconnu la MG
Nous voyons tomber deux copains à quelques dizaines de mètres dans l’oued
Les FM se déchaînent, nous tirons tous en espérant faire mouche.
En fait nous n’avons pas vu exactement d’où sont parties les rafales.
Alors on fait du tir de saturation. On remplace le précision (relative) par la quantité. Pour empêcher ceux d’en face de viser pour tirer
Ces tirs permettent à un maréchal des logis qui emmènent quatre hommes avec lui de descendre dans l’oued pour aller secourir nos deux camarades qui sont au sol.
Les autres s’égaillent et reviennent vers nous au risque d’être touchés par nos balles.
Les tirs s’arrêtent. Officiers et sous-officiers, accroupis derrière un rocher, ou un buisson faute de mieux, jumelles aux yeux, étudient le terrain
L’un d’eux crie : « Ils se tirent, ! En face ! ils remontent le talweg ! »
Nous regardons tous le flanc opposé du talweg et nous voyons effectivement à 150 ou 200m des silhouettes qui courent, penchées en avant.
Un nouveau déluge de tirs se déchaîne.
Puis cesse rapidement car il n’y a plus de cible visible.
 
Tout cela a duré quoi ? 3, 4, 5, 6 minutes peut-être
Sais pas. Pas regardé la montre.
 
Nous nous inquiétons de nos deux camarades blessés.
Nous les connaissons bien. Ce sont des copains.
Tout à l’heure encore ils transpiraient à côté de nous.
Ils sont allongés au bord du talweg
L’un est touché au torse et respire difficilement.
L’infirmier, le sac avec son barda médical à côté de lui, a ouvert veste et  chemise et  donne les premiers soins
L’autre a été touché au mollet par un projectile.
Déjà bandé. Il est livide
Aucun des deux ne crie ni ne geint. Morphine.
 
Nous entendons tout à coup le vroum, vroum, d’un hélicoptère.
Pour cette fois la C9 a fonctionné. Un lieutenant organise la récupération des blessés.
Il va falloir les amener un peu plus loin, en arrière, où l’hélico pourra se poser. Les rochers. .
Un seul infirmier
Nous n’avons pas de brancard
Nous en fabriquons avec nos chemises et nos fusils.
Les vestes de treillis sont plus solides, mais les poches sont bourrées de bric à brac personnel qu’il faudrait vider : tabac, pipe , cigarettes, briquets, appareil photo (interdit en opération mais bon…), mouchoir, étui à lunette pour les bigleux (oui, on les prenait quand même) foulard de sécurité, paquet de 1er secours, aspirine, portefeuille, pansements pour les ampoules, et va savoir quoi encore.
Cette technique fonctionne parfaitement.
 
Les deux blessés sont emmenés vers un espace sans rochers.
Le ventilateur arrive.
Une Banane
C’est mieux que l’Alouette avec ces deux civières extérieures. On enregistre inconsciemment que c’est bon pour les copains.
Avec la croix rouge sur les flancs. Pas bien grandes les croix. En principe cela veut dire : je ne suis pas armé ; Ne pas me tirer dessus. Pas armé, c’est vrai. Pour le reste il est déjà arrivé que des CR se fassent canarder.
Trois hommes sautent au sol (épaulettes rouges, des barrettes , 2 ?3 ? 4 ?on enregistre mais on ne compte pas) : un toubib. Et deux infirmiers.
Un coup d’œil sur les blessés, quelques mots avec notre infirmier, et il les fait embarquer pour les soigner à bord où il y a des d’équipements chirurgicaux. Ils repartent.
 
Nous sommes abasourdis et en transe. L’adrénaline qui a coulé à flot dans nos organismes présente sa facture pour certains : Tremblements, haut-le-cœur et, même parfois, urgences abdominales,
Quelques minutes de flottement.
Puis nous nous reformons en groupes cohérents autours de nos officiers de peloton
Les brancards sont démantelés et chacun récupère dans l’ordre son fusil, sa baïonnette et sa chemise.
A ce moment-là nous entendons les T6 (ou les T28,va savoir), qui arrivent.
Les HLL ont été repérés et leur direction de fuite a été communiquée.
Donc la C9 a bien fonctionné !
Pas fait attention !
A moins que l’hélico ait fait un signalement. C’est un CR… mais bon.
Total :10, 15 minutes ? pas regardé la montre.
En opération tout le monde est alerté. En cas d’accrochage ça va vite.
Si besoin on aurait pu avoir un appui aérien en attendant des renforts.
Ce n’est pas le cas.
L’ordre nous est donné de rentrer.
Un point de rendez-vous avec des GMC nous est fixé.
Pas très loin. C’est bien !
Parfois il faut marcher cinq, six, sept kilomètres pour rejoindre les camions
On démonte le mortier, replie les FM, l’antenne fouet,
L’infirmier referme son bazar.
Regroupement. Tour de piste des sous-officiers et des officiers
On se met en marche en tirailleur
En silence.
Et sur le qui-vive.
 
Retour au cantonnement du sous-quartier.
Vingt par camion, bâches relevées : Pour le cas où….
Il fait chaud mais c’est pareil quand il pleut ou qu’il gèle.
Personne ne parle.
Que dire ?
Tout le monde pense aux deux blessés
Et tout un chacun se dit qu’il a eu de la chance et pourvu que ça dure.
Cela manque sans doute de grandeur et de panache.
Arrivés au cantonnement on débarque.
Les officiers vont rejoindre le colonel pour rendre compte.
Les hommes du mortier vont ranger leur engin et sécuriser les munitions.
Les tireurs FM et leurs serveurs font de même
Les sous-officiers surveillent les opérations, s’assurent que les armes sont déchargées et les munitions restantes récupérées
Vérification de nos fusils culasse ouverte.
Décompte des munitions restantes pour aller plus tard compléter nos dotations individuelles de cartouches
Pas de « Rompez ».
Juste « C’est bon »
Oui, c’est bon !
Cela veut dire : chambrée, déposer le barda, poser les casques et mettre le fusil au râtelier. Puis douche, vêtements propres (faudra laver les autres demain), Nettoyer aussi le flingot et le graisser, ce soir ou demain on nous le dira.
On fait ça sur les tables de la cantine ; C’est pratique. 60 et je ne sais plus combien de morceaux. Des fois on s’y perd, on demande au copain à côté et on se fait vanner par un bricard ou un mdl
Après la douche nous revenons dans la chambrée, nous nous asseyons sur nos lits.  Qui allume une cigarette, qui range des choses dans son barda. Je bourre mon brûle-gueule (scaferlatti caporal. Ben oui.)  et l’allume. Il y a quelques fumeurs de pipe dans mon peloton. Pas beaucoup. 3 ou 4. Un peu plus âgés que moi. Des étudiants rattrapés par la patrouille !
Personne ne parle.
Un MDL passe la tête et lance :« A la bouffe dans 10 minutes » Traduisez « »Allez manger à la cantine »
On y va.
Des caisses de ration ont été ouvertes.
Bon appétit.
Demain on parlera, on demandera des nouvelles des copains, on refera le film. Pour la mémoire.
Pourrais donner encore des détails.
L’épaule droite qui me fait mal.
A quoi bon.
Beaucoup sont flous dans mon esprit. Ils l’étaient au début et ça ne s’est pas arrangé avec le temps.
Dans ces moments, heureusement rares au final, on ne songe pas à regarder le paysage ou à enregistrer les comportements des uns et des autres pour la postérité.
Enfin….   
Pas moi.
Désolé.
Et de façon quasi-systématique il y a toujours un détail saugrenu qui vous griffe la mémoire et laisse une trace indélébile.
C’est con les perdreaux. Au lieu de s’envoler il y en avait cinq qui piétaient en zig-zag devant moi pour se sauver.…
Pas si cons peut-être... Ils ont appris que, souvent, quand ils s’envolent, on les canarde….
Décidément, Hugo et moi….
 
Fabrication d’un brancard de fortune
4 chemises et 4 fusils dont on retire les bretelles et les baïonnettes
Boutonner les chemises avec les manches retournées à l’intérieur
Passer par le canon un fusil de chaque côté dans les manches de deux chemises
Refaire l’opération avec deux chemises et deux fusils
Faire chevaucher les canons des fusils des demi-brancards sur vingt/trente centimètres environ.
Attacher solidement en utilisant les bretelles
Vous avez un brancard de fortune tout à fait utilisable. Plus quatre hommes sans armes et à moitié à poil.
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Message  Invité Dim 19 Juil 2020 - 10:58

Comme toujours, récit passionnant et très vivant! On s'y croirait (mais pas envie d'y être...).
Je pense que les perdraux ont eu la sagesse de s'inspirer de vos "plaquages au sol".  Smile
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Message  Ric le Gaumais Dim 19 Juil 2020 - 11:27

Le cimetière d'Eylau Merci-51
ET
Le cimetière d'Eylau Bravo100

J'aime beaucoup la façon dont tu as écrit (décrit)
cet escarmouche... c'est toujours un régal de te lire !

Le cimetière d'Eylau Bienc332

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Message  araki Dim 19 Juil 2020 - 11:51

Very Happy Bonjour William, encore des fleurs  Wink non mais vraiment j'ai adoré ta façons de raconter cette histoire je plébiscite encore une histoire s'il te plait et je ne suis pas le seul...merci camarade  Le cimetière d'Eylau 1064092599

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Message  loulou Dim 19 Juil 2020 - 12:57

merci William pour ton récit criant de vérité et surtout  ....surtout ....de vécu      Le cimetière d'Eylau 1689644208

Merci

____________________________________________________________________________________________________________________________
C'est
parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son, que tant de
gens paraissent brillants avant d'avoir l'air cons !
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Message  Pierrot Gourmand Dim 19 Juil 2020 - 22:40

Merci, émouvant et si pur

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Suzan hated literature, she'd much prefer to read a good book - Terry Practchett
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Message  Brase d'Anjou Dim 19 Juil 2020 - 22:46

Une belle évocation d'un moment de vie intense que ma génération a eu la chance de ne pas connaître.

Ah, si Monsieur Scaferlati Caporal pouvait parler!!! Que d'histoires passionnantes cheers

Merci William
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Message  Bourrac Jeu 6 Aoû 2020 - 15:01

Terrible, ce témoignage ! Shocked
Les consignes, les habitudes, la peur, l'amitié, les ordres et la mort qui rôde, tout ceci ensemble au quotidien...
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